Lundi 28 mai 2007
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Suite cartes postales :
1900 - Lavandières sur les bords de la Creuse à Aubusson
Travail et commerce Belle
Epoque
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Les lavandières au travail
Au début du XXème siècle, ces laveuses professionnelles travaillent pour les bourgeois fortunés.
Eté comme hiver, les lavandières se rendent au lavoir trois ou quatre fois par semaine avec une brouette remplie de
baluchons de ling sale et des fagots.
Après avoir rempli d'eau la chaudière et allumé le feu qui l'alimente, elles trempent le linge dans un bauqet et
l'étalent sur des pièrres.
Accroupies, elles le frottent avec du savon de Marseille et un brosse en chiendent.
Il faut ensuite faire bouillir le linge dans la chaudière, le retirer, le battre, le rincer dans la rivièr, l'essorer et enfin le passer
au bleu, une teinture qui le rend plus blanc.
Heureusement, les jeunes femmes s'entraident pour tordre et essorer le linge.
Par tous les temps
En hiver, il faut casser la glace pour rincer le linge dans la rivière.
Dans ces conditions, les mains des lavandières sont vite gelées...
Pendant la Seconde Guerre mondiales, elles remplaceront le savon par un mélange de suif, de lierre, de cendres et même de cristaux de
soude.
Loin d'être un simple cadre de travail, le lavoir est aussi un lieu d'échanges convivial, où les nouvelles circulent rapidement.
Pour se donner du coeur à l'ouvrage, certaines lavandières n'hésitent pas à avaler des rasades de cidre, ce qui les rend encore plus
locaces.
Une rémunération de misère :
En 1920, une lavandière touche à peine 2,50 F à 3 F pour une journée de travail.
A titre de comparaison, un kilo de sucre coûte 4 F à l'époque.
Faible consolation, son repas est fourni par le client.
Vingt ans plus tard, son salaire a doublé, mais reste faible par rapport au niveau de vie de l'époque.
MMIII Editions Atlas Imp. UE. 2 A - 789 04 - 14 Photo Roger Viollet
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